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Voici une position qu'il convient d'affirmer clairement : chaque élève devrait quitter le lycée en sachant pratiquer la réanimation cardio-respiratoire et utiliser un défibrillateur automatisé externe. Non pas comme option, ni comme activité extrascolaire, mais comme une compétence de base que chaque diplômé devrait maîtriser.

Ce qui rend cet argument intéressant en Ontario, c'est que la province y consent techniquement. La formation en RCR et en utilisation d'un DEA est obligatoire dans le programme d'éducation physique et à la santé de 9e année. Cette exigence existe depuis des décennies. La question plus difficile est de savoir si cette exigence se traduit réellement par la mise en œuvre de ces formations.

Ce que la recherche a révélé

Une étude publiée dans CJC Open le 12 avril 2021 a mené un sondage auprès d'écoles primaires et secondaires de 15 conseils scolaires de l'Ontario afin de mieux comprendre l'étendue de la formation en RCR et en utilisation d'un DEA. Des chercheurs de l'hôpital St. Michael's de Unity Health Toronto ont collaboré avec 120 écoles primaires, 25 écoles intermédiaires et 60 écoles secondaires.

Près de 60 % des écoles ont dispensé une formation aux premiers secours à leur personnel, mais seulement 56 % des lycées ont formé leurs élèves. Les principaux obstacles identifiés étaient le manque de financement, de temps et de formateurs. Les auteurs ont été directs dans leur conclusion, soulignant que la législation à elle seule ne garantit pas que la formation aux gestes qui sauvent soit dispensée dans les salles de classe.

Ce constat devrait parler à tous ceux qui travaillent dans le domaine de la sécurité au travail, car il décrit un schéma récurrent dans l'industrie. Une exigence peut être inscrite dans une politique, rendue obligatoire. Mais il faut encore que quelqu'un s'occupe de la logistique, trouve le budget, recrute le formateur et assure le suivi pour vérifier sa mise en œuvre. Sans cette dimension opérationnelle, la politique reste lettre morte.

Il ne s'agit pas d'une critique des conseils scolaires

Organiser des formations pratiques pour des centaines, voire des milliers d'étudiants, représente un véritable défi logistique. Il faut se procurer des mannequins, planifier les horaires des formateurs, dégager du temps de cours dans un programme déjà surchargé et trouver des financements. Rien de tout cela n'est anodin, et les établissements qui y parviennent méritent des félicitations plutôt que des critiques.

Le problème n'est pas que les écoles soient défaillantes. Le problème, c'est que si une société a déjà décidé que la réanimation cardio-respiratoire est suffisamment importante pour la rendre obligatoire, la mise en œuvre de cette mesure mérite la même attention que celle accordée à cette obligation.

Pourquoi les enjeux sont plus importants qu'une simple case cochée

Au Canada, environ 35 000 arrêts cardiaques soudains surviennent chaque année, et moins de 10 % des personnes qui en sont victimes survivent. Des études ont démontré que les élèves formés aux gestes de premiers secours et à l’utilisation d’un défibrillateur externe automatisé (DEA) sont plus susceptibles d’intervenir en cas d’urgence une fois adultes, et que ces élèves formés contribuent efficacement à diffuser ces compétences auprès de leurs proches. Dans les pays où la formation en milieu scolaire est obligatoire et mise en œuvre depuis plusieurs années, le nombre de personnes pratiquant la réanimation cardio-respiratoire a augmenté, de même que le taux de survie.

Les élèves ne laissent pas ces compétences aux portes de l'école. Ils les emportent avec eux à la maison, dans leurs emplois à temps partiel, sur les terrains de sport et dans tous les lieux de travail qu'ils occuperont au cours de leur vie. Une génération de diplômés qui savent comment réagir dans les deux premières minutes d'un arrêt cardiaque représente une population nettement plus en sécurité, et ce bénéfice se multiplie au fil des décennies.

Il existe un effet secondaire, souvent négligé : les étudiants qui suivent cette formation font état d’une plus grande confiance en eux et d’un sentiment de compétence accru, car on leur a confié de véritables responsabilités et on leur a prouvé qu’ils étaient capables de les assumer. C’est un atout précieux en soi.

Réduire la barrière logistique

Si le financement, le temps et l'accès aux formateurs constituent des obstacles, la solution pratique consiste à simplifier la formation plutôt que d'insister pour qu'elle ait lieu. Premiers soins Canada offre des formations sur place, directement dans les écoles, ce qui élimine complètement les problèmes de transport et permet d'adapter les séances à l'horaire des élèves. Les formateurs arrivent avec l'équipement nécessaire ; les écoles n'ont donc pas besoin d'acheter ni d'entreposer de mannequins ou de défibrillateurs d'entraînement, et les scénarios peuvent être adaptés à l'environnement réel des élèves.

Les éducateurs et les administrateurs qui cherchent à réduire l'écart entre les programmes et la pratique peuvent Apprenez-en davantage sur la formation sur site.

FAQ

La formation en RCR est-elle obligatoire dans les écoles de l'Ontario ?
La formation en RCR et en utilisation d'un DEA fait partie du programme d'éducation physique et à la santé de 9e année en Ontario. Une étude publiée en 2021 a révélé que la mise en œuvre de cette formation variait considérablement : seulement 56 % des écoles secondaires interrogées ont déclaré offrir cette formation à leurs élèves.

À quel âge les élèves peuvent-ils apprendre efficacement les gestes de premiers secours ?
Les élèves peuvent commencer à apprendre les principes de la réanimation cardio-respiratoire et de l'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe (DAE) bien avant le lycée, et l'enseignement s'approfondit au fur et à mesure de leur croissance. La technique de compression manuelle est généralement introduite dans les classes supérieures, une fois que les élèves ont la force physique nécessaire pour l'exécuter correctement.

Les instructeurs de secourisme peuvent-ils dispenser des formations dans une école ?
– Oui. La formation sur site permet d'amener des formateurs certifiés et tout le matériel nécessaire directement à l'école, ce qui élimine les frais de transport et permet de planifier les sessions en fonction de l'emploi du temps existant.