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Récemment, en se rendant au bureau, un membre de l'équipe de Premiers secours Canada passait devant un chantier et n'a pas pu s'empêcher de poser une question simple à un ouvrier : « Y a-t-il un défibrillateur automatisé externe (DAE) sur le chantier ? » Cela ne le regardait pas, mais tous ceux qui connaissent Premiers secours Canada savent que la question allait forcément être posée.

La réponse était révélatrice. Oui, il y avait un défibrillateur dans le camion, mais l'employé a admis qu'il était plutôt bien caché.

Il faut reconnaître le mérite de cette entreprise. Elle a investi et installé un défibrillateur sur son lieu de travail, ce que beaucoup d'autres entreprises ont fait. Mais cela met en lumière un problème auquel Premiers secours Canada est constamment confronté : on se concentre presque exclusivement sur l'achat, et on néglige les trente secondes qui permettent de déterminer si cet achat est réellement utile.

L'achat est la décision facile

L'achat d'un défibrillateur automatique externe (DAE) est une question de budget. Une fois approuvé, il est livré, et le problème est réglé. On lui a trouvé une place, et chacun passe à autre chose.

L'affectation des stagiaires est une décision d'un autre ordre, plus complexe car elle n'a pas d'échéance précise. Personne ne l'attend. L'équipe est déjà sur place, donc en théorie, le poste de travail est réservé. Le problème ne se pose que le jour J, et à ce moment-là, la décision a déjà été prise, discrètement, par celui ou celle qui l'a installée à un endroit convenable des mois auparavant.

C’est pourquoi Premiers soins Canada considère l’emplacement d’un défibrillateur externe automatisé (DEA) comme faisant partie intégrante de l’achat, et non comme une simple formalité. Un DEA inaccessible à temps ne protège personne. Ce n’est qu’un appareil.

Le temps de réponse est la seule mesure qui compte.

Un arrêt cardiaque soudain ne laisse pas le temps de chercher la victime. Les chances de survie diminuent à chaque minute qui passe avant la défibrillation ; la question pertinente n’est donc pas de savoir si le lieu de travail dispose d’un défibrillateur automatique externe (DAE), mais plutôt combien de temps il faut pour qu’il soit opérationnel et à portée de main de la victime.

Il existe un moyen simple et gratuit de le savoir. Choisissez l'endroit du bâtiment le plus éloigné du défibrillateur et demandez à quelqu'un de le parcourir à pied. Pas en courant, mais à pied, car cela correspond mieux à ce que fait une personne paniquée. Puis, revenez sur vos pas. S'il y a des escaliers, une porte verrouillée, un poste de sécurité ou un couloir où il faut deviner où aller, le temps perdu s'accumule plus vite qu'on ne le pense.

La plupart des entreprises sont surprises par ce chiffre. C'est précisément le but de l'exercice : surprendre. Et cela permet généralement d'obtenir une réponse plus pertinente que n'importe quelle théorie.

Les trois situations où les défibrillateurs automatiques externes (DAE) tombent discrètement en panne

Le camion enseveli est l'exemple le plus évident, mais ce n'est pas le plus fréquent. Premiers secours Canada observe les mêmes trois schémas partout.

Le premier cas est celui de la pièce fermée à clé. Un défibrillateur automatisé externe (DAE) dans un bureau verrouillé à 17 h, ou derrière une porte dont seul le personnel de direction possède la clé, est inaccessible à l'équipe du soir, au personnel de nettoyage et à toute personne travaillant le week-end. Le deuxième cas est celui de l'appareil dissimulé, rangé dans un placard à fournitures ou sur une étagère dans un couloir à l'écart, où il reste à l'abri des regards et des regards. Le troisième cas est celui de l'appareil non identifié, installé à un endroit parfaitement logique, sans aucune indication murale permettant à un visiteur, un nouvel employé ou un ambulancier de le repérer.

Dans tous les cas, le matériel est présent mais la réactivité fait défaut. Personne n'a pris de mauvaise décision. Ces décisions ont simplement été prises pour des raisons autres qu'une situation d'urgence.

La signalétique est plus efficace que l'armoire.

La plupart des gens ignorent où se trouve le défibrillateur automatique externe (DAE) sur leur lieu de travail. Il ne s'agit pas d'un oubli, mais d'un manque de visibilité, et c'est l'un des problèmes de sécurité les plus faciles à résoudre.

Des panneaux et autocollants clairs pour défibrillateurs externes automatisés (DEA) permettent à une personne qui ne l'a jamais cherché auparavant, c'est-à-dire précisément ceux qui en auront besoin, de le trouver facilement. Les panneaux fixés au plafond ou en relief sont bien plus efficaces qu'un autocollant plat dans un long couloir, car ils sont visibles de loin et sous différents angles. Une armoire est également indispensable : elle protège le DEA, le rend bien visible et lui assure un emplacement fixe, évitant ainsi qu'il ne se déplace dans le bâtiment. Premiers soins Canada propose des armoires, des panneaux, des autocollants et des accessoires pour DEA précisément pour cette raison, et ces éléments représentent généralement la partie la moins coûteuse de l'installation.

Le test est simple. Quelqu'un qui commencerait ce matin pourrait-il le trouver sans demander à personne ?

Stage pratique en milieu de travail réduit

Pour une petite entreprise, une solution simple est rarement nécessaire. Un seul panneau, installé dans un endroit central et fréquenté, suffit généralement. Il s'agit souvent du couloir principal, de la réception ou de l'extincteur, car ce sont des lieux que l'on associe déjà aux situations d'urgence et que l'on sait repérer.

L'instinct de ranger le défibrillateur en lieu sûr, hors de portée des visiteurs et des personnes curieuses, est un instinct de résistance. Un défibrillateur placé à la vue de tous n'est pas en danger. Un défibrillateur inaccessible l'est.

Stage pratique sur plusieurs sites

Les grandes organisations sont confrontées à un problème plus complexe, lié à la cohérence plutôt qu'aux coûts. Lorsque chaque site choisit son propre emplacement, les employés qui changent de site doivent se familiariser à nouveau avec les locaux à chaque fois, et il n'existe aucune information commune sur l'emplacement du défibrillateur automatique externe (DAE).

La solution consiste à prendre une décision unique et à l'appliquer partout. Même style d'emplacement, même signalétique, même armoire, même logique d'agencement sur chaque site. Cela peut paraître rigide, mais cela signifie qu'un employé formé au siège social saura exactement où chercher dans l'entrepôt. Sur une surface plus importante, le test de repérage à pied permet de déterminer les besoins spécifiques : un étage supplémentaire, un atelier indépendant ou une cour située à plusieurs minutes du bâtiment principal.

L'accès est une décision, pas un accident

La préparation aux situations d'urgence se relâche lorsqu'on n'y prête pas attention, et les défibrillateurs automatisés externes (DAE) sont plus souvent oubliés que la plupart des autres équipements, car ils sont silencieux, peu utilisés et faciles à déplacer. L'appareil qui finit par être enterré dans un camion n'y était pas initialement destiné. Quelqu'un avait besoin de cet espace, de cette étagère ou de ce mur, et cela semblait logique à l'époque.

Dans le cas de cette équipe de construction, il aurait suffi qu'un superviseur vérifie que le défibrillateur était correctement rangé avant que l'équipe ne quitte le chantier. Dix secondes, en parallèle d'une action déjà en cours. C'est généralement ainsi que se présente la solution. Pas une politique, pas un programme, juste une décision prise délibérément une fois pour toutes, plutôt que de laisser les accidents se répéter.

Donnez à votre DEA un emplacement permanent et visible grâce aux unités, aux emballages, aux armoires et à la signalétique disponibles sur firstaidcanada.com.

FAQ

Où faut-il placer un défibrillateur automatisé externe (DAE) sur un lieu de travail ?
Un endroit central, public et accessible à tous, quel que soit leur horaire, idéalement à proximité d'autres équipements d'urgence faciles à repérer. Les bureaux fermés à clé, les arrière-boutiques et les véhicules retardent l'intervention. Le test pratique consiste à parcourir à pied la distance entre le point le plus éloigné du lieu de travail et le défibrillateur automatique externe (DAE), puis à revenir, et à mesurer le temps nécessaire.

Comment les employés savent-ils où se trouve le défibrillateur automatique externe (DAE) ?
L'essentiel, c'est la signalétique. Des panneaux et des autocollants clairs indiquant la présence d'un défibrillateur externe automatisé (DEA), notamment ceux fixés au plafond ou en saillie et visibles dans un couloir, permettent à une personne de trouver un appareil qu'elle n'avait jamais cherché auparavant. Premiers soins Canada fournit les armoires, la signalétique et les autocollants pour DEA, ainsi que les appareils eux-mêmes.

Un seul défibrillateur automatique externe (DAE) suffit-il pour couvrir l'ensemble du lieu de travail ?
Cela dépend de la configuration des lieux, et non de la superficie. Plusieurs étages, des bâtiments détachés et de grands terrains peuvent rendre l'installation d'une seule unité difficilement envisageable. Parcourir la distance à pied est le moyen le plus rapide de déterminer si une deuxième unité est nécessaire, et Premiers soins Canada peut faciliter le déploiement pour les interventions de grande envergure ou sur plusieurs sites.