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Août est un mois étrange dans le hockey canadien. La glace est de retour dans de nombreux arénas, les camps d'été et les séances d'entraînement technique battent leur plein, les essais sont dans quelques semaines, et pourtant, presque personne ne pense encore au sac de banc. On y pense plus tard, généralement sur le parking avant le premier entraînement, lorsqu'un entraîneur ouvre l'équipement de la saison dernière et y trouve quatre pansements, un rouleau de ruban adhésif presque vide et une poche de glace utilisée en mars.


Secourisme Canada constate le même phénomène chaque année. La trousse de premiers soins de l'entraîneur de hockey est le seul équipement d'équipe qui n'est jamais vérifié hors saison, car elle appartient à tout le monde et à personne. La vérifier en août prend vingt minutes. La vérifier en octobre signifie le faire après qu'elle a déjà fait défaut à quelqu'un.

Le banc est plus fréquenté que ce que les gens imaginent.


Les blessures au hockey sont rarement spectaculaires, et c'est précisément pour cela que les équipes se font surprendre. La plupart du temps, un entraîneur ou un soigneur doit gérer des petits bobos constants : coupures aux mains, coups de lame ou de bâton au visage, lèvres fendues, saignements de nez, ampoules dues à des patins neufs, doigts coincés contre la bande, besoin de sparadrap sur un poignet, une cheville ou une jambière qui ne tient pas en place. Rien de tout cela n'interrompt un match à lui seul, mais tout nécessite des soins immédiats, devant les parents, sans que le temps ne soit écoulé. Et comme le hockey implique plus souvent du sang que la plupart des sports, une règle spécifique en compétition s'applique à chaque blessure, même mineure : un joueur qui saigne ne retourne pas sur la glace tant que son saignement n'est pas maîtrisé. Un soigneur sans le matériel adéquat est non seulement mal à l'aise sur le moment, mais c'est aussi la raison pour laquelle un jeune joueur reste sur le banc.
Il y a ensuite ce faible pourcentage d'incidents loin d'être anodins : une chute brutale, une mise en échec par derrière, un palet en plein visage. Ces situations sont rares, et les chances sont généralement du côté de chaque équipe. Mais tout l'intérêt d'une trousse de soins pour le hockey, c'est justement d'être là le jour où la chance tourne.

Que doit contenir une trousse de premiers soins pour hockey ?


Les équipes n'ont plus à deviner. Les programmes de certification des entraîneurs de hockey canadiens publient depuis des décennies des recommandations sur le contenu des trousses de premiers soins, et la trousse pour entraîneurs et coachs de hockey de Premiers soins Canada va bien au-delà de ces exigences minimales. C'est un bien meilleur point de départ qu'une trousse standard choisie au hasard, car une trousse de hockey est conçue spécifiquement pour le hockey.
La différence se manifeste dans plusieurs catégories. Le contrôle des saignements est largement représenté, avec des compresses de gaze, des compresses non adhésives, des bandages conformables, une compresse abdominale pour les plaies plus importantes et un large assortiment de pansements en tissu, y compris des pansements pour les articulations et le bout des doigts, adaptés aux mains gantées. Les soins des tissus mous sont également inclus, avec des bandages de compression élastiques, des bandages triangulaires et une poche de froid instantanée pour les contusions qui gonflent avant la fin des règles.
Il y a ensuite le ruban adhésif, l'outil indispensable pour un entraîneur. La trousse comprend du ruban adhésif en coton et une sous-bande en mousse, car les joueurs de hockey ont besoin de bandages aussi souvent que de pansements. On y trouve également des articles pratiques qu'on oublie souvent jusqu'à ce qu'on en ait besoin : des ciseaux de secouriste pour couper une chaussette ou une sangle, des gants en nitrile, de l'antiseptique et des lingettes pour les mains, des sacs pour déchets infectieux pour tout ce qui est imbibé de sang, et un masque de réanimation cardio-respiratoire avec valve pour protéger la personne qui effectue les compressions. Un guide de poche de la Croix-Rouge est également inclus, ainsi qu'un crayon et du papier pour noter ce qui s'est passé, ce qui est plus important qu'on ne le pense lorsqu'une blessure nécessite un suivi.
Fabriqué au Canada, ce kit est offert en trois configurations ; il est donc conseillé de choisir celle qui vous convient avant de commander. Une boîte utilitaire moyenne en plastique est idéale pour une équipe qui la range dans un sac et la laisse à disposition dans la salle. Un grand sac banane en nylon est parfait pour l’entraîneur qui le porte à la hanche, derrière le banc. Enfin, une version contenant uniquement le matériel est disponible ; elle est idéale pour ceux qui possèdent déjà une trousse et souhaitent simplement la réapprovisionner correctement.


Le hockey d'été mérite le même équipement


On a tendance à aborder l'intersaison avec moins d'enjeux. Camps, tournois à trois contre trois, ligues de printemps et d'été, patinage de puissance, séances d'entraînement hors glace dans un gymnase ou un parking. Le rythme est différent, la pression est moindre et on laisse souvent son équipement à la maison.
Les blessures, elles, ne font pas la distinction. Une coupure de patin en juillet ressemble trait pour trait à une coupure de patin en janvier, et l'été n'est pas sans son lot de nouveautés. L'entraînement hors glace en extérieur entraîne chaleur, déshydratation, éraflures sur le bitume et entorses sur terrain accidenté. Les camps d'entraînement sont aussi généralement moins structurés qu'une équipe de ligue, ce qui signifie souvent l'absence d'entraîneur attitré et une répartition informelle des tâches entre plusieurs entraîneurs. C'est pourquoi il est préférable de conserver une seule trousse de soins pour l'équipe, qui voyage avec elle toute l'année, plutôt qu'une autre rangée en avril. Même équipement, mêmes blessures, mêmes vingt minutes de préparation. Il suffit qu'elle reste dans le sac.

L'achat du kit représente la première moitié du travail.


Une trousse de premiers secours bien garnie entre les mains d'une personne n'ayant jamais eu à s'en servir ne constitue pas une solution complète. La certification de formateur couvre la gestion des risques, la reconnaissance des blessures et la planification des interventions d'urgence ; à un niveau supérieur, elle est généralement associée à une certification reconnue en secourisme général. Les exigences varient selon l'association et la division ; il est donc conseillé de se renseigner dès le mois d'août plutôt que de les découvrir à la dernière minute, au moment de la remise des listes de personnel.
Premiers soins Canada offre des formations en RCR et en premiers soins sur place partout au Canada, avec des instructeurs qui se déplacent auprès des groupes. Pour une organisation de hockey, cela signifie que plusieurs entraîneurs et gérants d'équipe peuvent obtenir leur certification ensemble en une seule session avant le début de la saison, plutôt que de devoir suivre chacun une formation compatible avec leurs horaires de travail et d'entraînement. Les options comprennent les premiers soins intermédiaires, la RCR et l'utilisation d'un DEA de niveau C, ainsi que les premiers soins d'urgence. Les associations trouvent souvent plus simple de réserver une seule session pour plusieurs équipes plutôt que de laisser chaque équipe se débrouiller seule.
Il est également judicieux de poser une question simple à l'aréna ce mois-ci : où se trouve le défibrillateur automatique externe (DAE) et qui sait comment y accéder ? La plupart des patinoires canadiennes en sont équipées. Beaucoup moins d'entraîneurs seraient capables de le localiser en situation d'urgence.

Vingt minutes avant le début de la saison


La liste des tâches est courte. Ouvrez la trousse de l'an dernier et vérifiez son contenu. Remplacez le matériel utilisé, vérifiez les dates de péremption et faites le plein de ruban adhésif et de sous-bandage, car ce sont toujours les premiers à s'épuiser. Déterminez qui est responsable du transport et où la ranger, afin d'éviter toute recherche inutile pendant une partie. Confirmez les exigences en matière de certification et de premiers secours auprès de l'association et inscrivez-vous à la formation dès maintenant, tant qu'il reste des places.

Voilà tout le travail, et août est le seul mois de l'année où l'on a le temps de le faire correctement.
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FAQ

Que doit contenir une trousse de premiers soins pour une équipe de hockey ?
Une trousse de premiers secours pour joueurs de hockey comprend du matériel efficace pour contrôler les saignements, un assortiment de bandages en tissu, de compresses de gaze et de compresses non adhésives, des bandages élastiques et triangulaires, une poche de froid instantanée, du ruban adhésif pour entraîneurs et une sous-bande en mousse, des gants, des lingettes antiseptiques, des ciseaux de secouriste, des sacs à déchets et un masque de réanimation cardiorespiratoire. La trousse pour entraîneurs et soigneurs de hockey de Premiers soins Canada est conçue pour fournir un matériel supérieur aux recommandations minimales.

Une trousse d'entraînement de hockey est-elle différente d'une trousse de premiers secours classique ?
Oui. Une trousse générale est conçue pour les blessures domestiques ou professionnelles, tandis qu'une trousse d'entraîneur de hockey contient beaucoup plus de matériel de contrôle des saignements et inclut du ruban adhésif d'entraîneur et une sous-bande en mousse pour le bandage et le soutien, éléments qu'une trousse standard ne contient pas.

Quand une équipe de hockey doit-elle renouveler son stock d'équipement d'entraînement ?
Il est préférable de s'en procurer avant la saison plutôt que pendant. Le mois d'août est idéal, car les camps et les sélections ont déjà commencé et il est encore temps de remplacer le matériel utilisé et de vérifier les dates de péremption. Les équipes qui jouent au hockey au printemps et en été devraient avoir leur équipement approvisionné toute l'année, car les blessures hors saison sont tout aussi fréquentes que celles de la saison régulière.