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Les manuels de sécurité volumineux et les programmes de conformité sophistiqués n'impressionnent pas l'équipe de Premiers secours Canada. Cela peut paraître étrange de la part d'une entreprise dont la priorité absolue est la sécurité au travail, mais le respect des règles est un minimum, pas un objectif.

Il y a quelque temps, Premiers secours Canada a collaboré avec un client qui l'a exprimé clairement. Il ne voulait pas du strict minimum, mais ce qu'il y avait de mieux pour ses employés. Ce point de vue est malheureusement trop rarement abordé. La plupart des discussions portent sur les exigences, les budgets et les obligations légales, ce qui est compréhensible, car chaque entreprise est soumise à des contraintes réelles. Cependant, il arrive qu'une entreprise pose la question autrement et se demande de quoi elle devrait disposer si l'un de ses employés avait besoin d'aide.

Voici le point encourageant : les entreprises dotées des programmes de sécurité les plus performants sont rarement celles qui dépensent le plus. Ce sont celles qui y prêtent attention. Presque tout ce qui distingue une entreprise véritablement préparée d’une entreprise simplement conforme aux normes techniques se résume à la culture, et la culture se construit à partir de décisions ordinaires que chacun peut prendre.

La culture de la sécurité commence par la curiosité, pas par un catalogue.

L'erreur la plus fréquente consiste à acheter du matériel avant de bien comprendre le contexte du poste de travail. Cela donne l'impression d'être productif et permet d'obtenir un reçu, mais ce n'est pas la même chose que de garantir une préparation adéquate.

Avant de commander quoi que ce soit, parcourez le site et posez-vous les questions que personne ne s'est posées depuis longtemps. Où les accidents se produisent-ils réellement ? Que trouve-t-on en réserve ? À quelle distance se trouve l'hôpital le plus proche, honnêtement, à 16 h ? Y a-t-il des employés qui travaillent seuls, en dehors des heures de travail ou depuis leur véhicule ?

Vingt minutes avec un bloc-notes en apprennent plus à une entreprise que n'importe quelle fiche produit, et les questions elles-mêmes font déjà la moitié du travail. Les employés remarquent quand la direction parcourt les lieux pour identifier les risques potentiels, et ils commencent eux aussi à être attentifs. Un conducteur seul, une cuisine animée et un entrepôt présentent tous des risques différents ; c'est pourquoi Premiers soins Canada propose des trousses réglementaires ainsi que des trousses spécialisées pour les milieux maritimes, les traumatismes, le sport, les brûlures et l'industrie agroalimentaire. Choisir la trousse adaptée au risque est la première décision importante, et elle n'est prise que si quelqu'un a d'abord cherché la solution.

L'attention n'a d'importance que lorsqu'elle devient une habitude.

Le niveau de préparation se relâche. C'est le constat le plus fréquent que fait Premiers soins Canada dans tous les secteurs, et cela ne se produit jamais de façon spectaculaire. Une trousse est utilisée pour quelques égratignures et personne ne le remarque, donc elle n'est jamais renouvelée. Une bouteille de solution oculaire est ouverte et remplie sans que personne ne se rende compte que cela modifie sa durée de conservation. Pris individuellement, ces détails ne semblent pas graves, mais lorsqu'un problème survient, tous ces petits détails prennent une importance capitale.

Les bonnes intentions ne résistent pas à un trimestre chargé. Les habitudes, si. Alors, associez la vérification à une pratique déjà en place. Un superviseur qui s'assure que le kit de réparation est correctement rangé avant le départ de l'équipe ne prend que dix secondes. Un restaurant qui intègre le kit et la solution oculaire à la même liste de vérifications d'ouverture que les températures et le nettoyage est assuré de ne jamais les oublier. Un responsable administratif qui vérifie le contenu et les dates de péremption le premier lundi de chaque trimestre transforme une course annuelle en une habitude de deux minutes.

Le changement culturel est subtil, mais bien réel. Une fois qu'une vérification est devenue une habitude, elle n'est plus conditionnée par la motivation du personnel. Premiers soins Canada fournit des registres d'accidents pour la même raison : consigner les documents utilisés permet à la personne suivante de les renouveler.

L'usurpation d'identité est le risque le plus silencieux dans le bâtiment.

Demandez à une personne présente qui est responsable du défibrillateur et observez la réaction. Il y a généralement un silence, puis quelqu'un prononce un nom, suivi d'un point d'interrogation. Ce silence révèle un problème culturel. Personne n'est négligent. Chacun suppose simplement que quelqu'un s'en occupe, car cela a toujours été le cas.

Le défibrillateur automatique externe (DAE) punit cette présomption plus que tout autre élément sur le site. Les électrodes et les piles ont une durée de vie limitée, et les électrodes sont à usage unique ; un appareil ayant servi en mars ne sera donc plus opérationnel en avril, à moins d'une nouvelle commande. Rien de tout cela n'est signalé. L'appareil émet un bip, qui devient un bruit de fond, et le personnel continue de croire qu'il est protégé. Le même raisonnement s'applique à tout le reste. Le kit a été réapprovisionné parce qu'il l'est toujours. La solution de lavage oculaire est considérée comme fonctionnelle parce qu'elle semblait l'être.

Les entreprises qui sortent des sentiers battus font une chose différemment : elles désignent une personne. Ni un service, ni un comité, mais une personne, clairement identifiée, qui connaît les dates de péremption et qui a le pouvoir de commander des électrodes de remplacement sans consulter trois personnes au préalable. Premiers soins Canada a en stock des électrodes, des piles et des accessoires de remplacement précisément parce que le réapprovisionnement est très simple. La difficulté n’a jamais résidé dans la pièce elle-même, mais dans le fait de décider, avant l’urgence, à qui incombait cette responsabilité.

La sécurité ne peut pas vivre avec une seule personne

Dans la plupart des entreprises, une personne est responsable de la sécurité, que ce soit de par sa fonction ou par la suite. Cette responsabilité est fragile, car les situations d'urgence ne tiennent pas compte des personnes présentes dans le bâtiment. De plus, elle est injuste envers la personne qui en est chargée et elle laisse croire aux autres que la sécurité n'est pas de leur ressort.

Les exercices d'incendie sont efficaces car le scénario a été répété par tous, et pas seulement par le responsable de la sécurité incendie. Les urgences médicales sont rarement traitées de la même manière, même si la plupart des lieux de travail disposent d'une procédure à suivre dans un manuel. Premiers soins Canada recommande d'organiser de courts exercices de simulation au moins une fois par an, et trimestriellement si possible. Demandez à l'équipe ce qu'elle ferait si quelqu'un s'effondrait à la cafétéria. Qui appelle le 911 ? Qui prend le défibrillateur ? Qui accueille les ambulanciers à la porte ? Qui reste auprès de la personne ?

Incluez les personnes non formées et dont on n'attend pas qu'elles occupent des postes de direction. Elles seront présentes de toute façon, et la plupart d'entre elles finiront par jouer un rôle. Poser les mêmes questions lors de l'intégration des nouveaux employés leur permettra, dès leur première semaine, de comprendre que c'est une responsabilité collective, et non une tâche gérée discrètement par une seule personne.

Considérez l'entraînement comme un rythme, et non comme un événement.

Les certifications sont généralement valables trois ans, et de nombreux employeurs considèrent cela comme une garantie de trois ans. En réalité, la plupart des gens oublient une bonne partie de ce qu'ils ont appris en quelques semaines, car les compétences s'estompent lorsqu'elles ne sont pas utilisées. C'est normal, et cela ne remet pas en cause la compétence de qui que ce soit.

Maintenir sa formation à jour est essentiel, avec des cours adaptés au milieu de travail, qu'il s'agisse de RCR/DEA niveau C, de premiers soins d'urgence, de réanimation cardiorespiratoire de base ou de premiers soins intermédiaires. Premiers soins Canada offre toutes ces formations sur place, avec des instructeurs qui se déplacent, ce qui élimine la principale raison pour laquelle les équipes reportent leur formation. Cela signifie également qu'une équipe entière se forme ensemble, et une équipe formée ensemble a tendance à intervenir de manière coordonnée. Cette expérience partagée vaut bien plus qu'un certificat.

Ensuite, échelonnez volontairement les renouvellements. Si tous les intervenants suivaient la même formation le même jour, leurs certifications expireraient toutes le même jour, et la couverture pourrait s'interrompre brutalement. Répartir les renouvellements et s'assurer que chaque équipe et chaque site dispose de personnel formé, plutôt que de concentrer les compétences dans un seul service, ne nécessite qu'un après-midi de planification et garantit une disponibilité continue plutôt que cyclique.

Une norme, où que les gens se trouvent

Pour les entreprises multisites, le problème est rarement un manque de vigilance, mais plutôt un problème d'homogénéité. Un site est bien approvisionné et le personnel formé, tandis qu'un autre dispose d'un kit périmé et personne ne sait qui sont les personnes à contacter. Les employés constatent ce décalage et en déduisent que la sécurité dépend du bâtiment où ils se trouvent.

Éliminer les incertitudes signifie utiliser le même type de trousse pour un même profil de risque, placer et signaler les DEA de la même manière partout, et centraliser la formation plutôt que de l'organiser site par site. Les trousses personnalisées sont bien plus utiles qu'on ne le pense. Une trousse identique au siège social, à l'entrepôt et en magasin est immédiatement reconnaissable par tous les employés, quel que soit leur lieu de travail. L'outil de demande de devis de Premiers soins Canada simplifie considérablement la passation de ce type de commande pour plusieurs sites, évitant ainsi de nombreux échanges de courriels.

Les gens croient ce qu'ils voient

Rien de tout cela n'est compliqué. Des trousses organisées et manifestement bien approvisionnées. Des stations de lavage oculaire entretenues. Des formations dispensées régulièrement, et non au gré des souvenirs. Des réglementations appliquées avant même qu'un inspecteur ne les signale.

Les employés interprètent ces signaux avec précision. Une trousse bien entretenue témoigne de la prévoyance de l'entreprise. Une trousse périmée, en revanche, prouve le contraire, quelles que soient les affirmations du manuel. La plupart des responsables de la sécurité et des opérations avec lesquels Premiers secours Canada s'entretient se soucient déjà profondément de leurs équipes. L'enjeu est simplement de rendre cet intérêt visible, par les détails qui font la différence même lorsque personne ne les observe.

Créez un lieu de travail véritablement préparé, conforme à la réglementation et comprenant des trousses de premiers soins personnalisées, des défibrillateurs externes automatisés (DEA), des douches oculaires et une formation sur place sur firstaidcanada.com.

FAQ

Comment une entreprise détermine-t-elle la trousse de premiers secours dont elle a besoin ?
Commencez par une inspection des lieux et une évaluation objective des risques, du nombre de personnes en poste et de leur lieu de travail. Ensuite, Premiers soins Canada pourra fournir une trousse réglementaire ou spécialisée adaptée à l'environnement, qu'il s'agisse d'un bureau, d'un entrepôt, d'une cuisine, d'un véhicule ou d'un chantier.

Qui devrait être responsable des fournitures de premiers secours et des défibrillateurs automatisés externes (DAE) sur le lieu de travail ?
Une seule personne, et non un service. Les électrodes, les piles et le contenu des kits ont tous une date de péremption, et les électrodes jetables des défibrillateurs doivent être renouvelées après chaque déploiement ou séance de formation. Désigner une personne spécifique, habilitée à passer ces commandes, permet d'éviter tout oubli.

Comment une entreprise peut-elle améliorer sa sécurité sans responsable de la sécurité dédié ?
Adaptez le matériel aux risques réels, désignez un responsable et intégrez des séances d'exercices sur des scénarios d'urgence aux réunions d'équipe et à l'intégration des nouveaux employés. Planifier des formations sur le lieu de travail permet de maintenir les compétences à jour sans déplacer l'équipe et de diffuser les connaissances.